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Kémi Séba détenu au Burkina Faso sous les ordres du parti présidentiel

Kémi Séba, en visite à Ouagadougou, pour une conférence à l'Université de Joseph Ki Zerbo, a été arrêté suites à la demande d'un groupe de jeunes membres du parti au pouvoir.

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Credit Image: afroplanete.com

Le Champion du panafricanisme moderne, Stellio Cappo Chichi dit Kémi Séba fait trembler la métropole française depuis plus d'une décennie. En ce moment où nous écrivons cet article, Kémi Séba est en détention dans le cadre d’une garde à vue par les autorités policières du Burkina Faso et probablement sera expulsé du pays.

En effet, suite à une conférence de presse à l’Université Joseph Ki Zerbo dans le cadre de sa tournée à Ouagadougou hier (samedi 21 Décembre 2019) devant près d’un millier de sympathisants où il a scandé: « Nos présidents ne président RIEN. Ils sont présidés ». Il a aussi qualifié le locataire du palais de Ouagadougou, le président Roch Marc Christian Kaboré de passoire politique téléguidé de puis la France. Par la suite, Kémi Séba a été arrêté lui et son assistant Mr DJEHUTY. Son assistant a été relâché il y a quelques heures, cependant, l’enfant terrible et insoumis africain est toujours gardé derrière les barreaux par les forces de l’ordre.

Cette visite de Kémi Séba à Ouagadougou intervient après que le président Français Macron, semble-t-il, ait fait injonction aux chefs d’états Africains d'enlever toute ambiguïté vis à vis du sentiment hostile à la présence néocoloniale française.

Depuis son retour sur la terre mère, Kémi Séba a juré de combattre de toutes ses forces l’impérialisme français sur le sol africain. De ce fait, il s’est attaqué à l’un des symboles de la mise sous-tutelle des pays africains par l’Etat Français qui est le franc CFA. Il a brulé en direct un billet de 5000 franc CFA au cours d’une manif à Dakar, au Sénégal, l’un des pays utilisant encore la monnaie coloniale. Il a été poursuivi pour son geste par la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCAO). Kemi a été relaxé par le président du tribunal des flagrants délits quelques jours après.

Depuis lors, il est attaqué de tout part dans les médias occidentaux et dans certains médias africains relayants les slogans de la métropole. On lui reproche de prêcher la haine des blancs alors qu’en fait il appelle les africains à prendre en main leurs destins et celui de tout le continent pour pouvoir sortir de l’assistanat. Ceci ne nous surprend pas. Dès qu’un noir se met à prêcher l’autodétermination chez les siens, les anciens colons sortent toujours leurs griffes pour l’accuser. Mandela, à une certaine époque, était sur la liste des terroristes. Lumumba, Thomas Sankara et autres ont tous payé de leurs vies pour avoir voulu demander aux nôtres de travailler au relèvement de la race noire. Ils sont pour la plupart assassinés sous l’ordre des impérialistes par un des nôtres.

C’est exactement ce qui est en train de se mettre en place à Ouagadougou. Après son intervention devant une jeunesse africaine, assoiffée de liberté et qui en a assez que leurs ressources soient exploitées par les gouvernements occidentaux alors qu’ils sont continuellement repoussés lorsqu’ils essaient de gagner les côtes européennes.

Selon les révélations du citoyen Burkinabè Hervé Ouattara, l’arrestation de Kémi Seba a été fomentée de toutes pièces par des jeunes du MPP parti politique proche du pouvoir. Après le meeting, ils ont encerclé la maison de Mr Hervé Ouattara, président de Citoyen Africain pour la Renaissance. Ils ont même essayé de faire irruption dans la maison après l’avoir attaqué à coups de pierres.

C’est alors que la police Burkinabè, au lieu d’aller sécuriser la maison de Mr Hervé Ouattara, a décidé de se saisir de Kémi Séba à son hôtel sous prétexte que celui-ci était en danger.

“Parce que la lutte est d’abord idéologique”

Par:   Boukman Duty

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