Ayiti Pou Ayisyen

Nous décodons l'info

Nous décodons l'info

humaaans/standing-2Created with Sketch.
humaaans/standing-3Created with Sketch.

Kemi Seba veut rejoindre les militaires combattant le terrorisme au Sahel

Après de lourdes pertes consenties par l'armée Malienne combattant les djihadistes dans le Sahel. Kémi Séba avec son ONG Urgences Panafricanistes propose aux présidents du G5 Sahel du renfort.

Kemi Seba veut rejoindre les militaires combattant le terrorisme au Sahel image

Credit Image: lequotidien.sn

Cela n’a vraiment choqué aucune personne douée de bon sens que la région du Sahel en Afrique soit sujette à des attaques terroristes. La déstabilisation de ces régions riches en ressources naturelles profitent toujours aux impérialistes. Pour contrôler le destin des peuples, l’occident se donne tous les moyens du monde. D’habitude l’installation au pouvoir de marionnettes suffit pour que les multinationales puissent profiter en toute quiétude des ressources des pays du Sud. En Haiti, c’est la formule utilisée jusqu’à présent. Suivez mon regard.

Des fois, quand la résistance interne commence à se rendre compte de la supercherie et qu’il s'avère difficile de piloter depuis l’extérieur les dirigeants de ces pays, on utilise la carte de la déstabilisation.

Dans l’Amérique latine ça consiste à financer des coups d’états ou à pousser à la rébellion une partie de la population via les ONG ou autres instances sous contrôle atlantiste. C’est le cas pour le Vénézuela, la Bolivie, etc. Au Moyen Orient, dans les pays Nords Africains et aussi dans une certaine mesure dans l'Asie, on peut jouer la carte du terrorisme en inondant les frontières de ces pays avec des fous religieux venant un peu de partout et manipulés par les services secrets des pays puissants. C’est le cas des pays de la région du Sahel.

Cette région riche en ressources naturelles est l’espace tant convoité par les occidentaux pour sécuriser leurs approvisionnements en matières énergétiques et minérales. Elle regorge d’uranium, du plutonium, de pétrole, du gaz, de l’or, de la manganèse, du cobalt, de l’argent, du chrome, de l’étain, , de la phosphate, des diamants, du cuivre, du fer, du charbon, du nickel, du zinc, de la bauxite et des sels minéraux. De ce fait certains pays qui la compose dont: le Niger, 3ème réserve d’uranium au monde, le Mali, le Nigéria, le Chad et le Soudan, sont en proie à des attaques venant de terrorisme pilotés par des services secrets. La présence de groupes terroristes dans la zone est un alibi pour la présence de bases militaires occidentaux. Par exemple, la France dispose de 4 bases militaires officielles: au Sénégal, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Gabon et à Djibouti. Les troupes françaises sont aussi présentent au Caméroun, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Centre Afrique. Les américains étant partout, sont eux aussi dans le Sahel. Ils organisent régulièrement des exercices militaires conjointes avec certains pays de la région.

Au milieu de tout ce tohubohu, il y a aussi les entreprises ou autres grands groupes internationaux qui continuent de faire du business “as usual”. Il y a: Areva, premier producteur mondial d’uranium, American Corporation, BHP, Gencor, Ashanti Goldfields, Barrick Gold, Rand Gold qui sont un peu partout dans la région. De ce fait, personne ne contrôle vraiment l’exploitation de ces ressources. En tout cas, la population est trop occupée à se mettre en sécurité pour s’occuper de ce qu’il y a dans leur sous-sol.

Alors que les militaires des pays de la zone avec des moyens limités peinent à reprendre le contrôle de la situation, différents groupes de djhadistes se sont partagés la région en zone d’influence. Les récentes attaques de l’hotel Radisson de Bamako et de celle de Kidal montrent l’incapacité des forces militaires des pays du Sahel à repousser le mouvement des djihadistes. Pendant le mois d’octobre, durant des batailles pour le contrôle de 2 camps militaires de l’armée maliennes attaquées par les djihadistes, 25 militaires maliens sont morts et une soixantaine porté disparues.

Dans ce contexte Kémi Séba, a addressé une lettre au G5 des pays du Sahel pour offrir aux militaires de ces pays combattant les djihadistes un soutien en ressources humaines. En fait, Kémi pense qu’il est temps pour que la société civile de passer à une autre étape que celle de la contestation. Depuis plus de 10 ans, à travers son ONG, Urgences Panafricanistes, ils ont sensibiliser la population aux enjeux qui sont liés à la souveraineté. Maintenant, la population est prêt à mettre la main à la pâte pour travailler à obtenir cette souveraineté. Travail qui va nécessairement dans le sens de la lutte contre le terrorisme qui déstabilise la région. De ce fait, l’ONG Urgences Panafricanistes propose d’envoyer certains de ses membres sur le front de guerre y compris le président de l’ONG, Kémi Séba.

Voici la lettre de Kémi Séba aux président du G5 Sahel incluant: le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso (pays ou Kémi Séba est détenu de garde à vue depuis le samedi 21 décembre alors qu’il était pour donner une conférence à l’université de Joseph Ki Zerbo à Ouagadougou).

Chers aînés, Présidents en exercice, par cette lettre, l’ONG Urgences Panafricanistes que je représente, tenait à vous adresser son profond soutien face aux déstabilisations multiples et variées que nos pays connaissent, que ce soit face au terrorisme endogène, ou au terrorisme pluriséculaire exogène…

Eut égard aux dramatiques pertes que nos armées régulières au Sahel connaissent, nous pensons qu’il est nécessaire pour la société civile de passer à une autre étape que celle de la contestation.

En effet nous avons depuis environ 10 ans, à la face du monde, fait un travail de terrain visant à sensibiliser la masse populaire sur les enjeux relatifs à la souveraineté.

10 ans plus tard le fruit est désormais plus que mûr et la rue africaine (qui pour beaucoup adhère intensément à notre combat politique) aspire à plus de souveraineté. Cela est pour nous une fierté, car nous connaissons dans cette situation notre responsabilité.

Mais parce que la demande de souveraineté ne doit être uniquement une posture d’opposition, mais bien au contraire une force de proposition, nous pensons qu’il est désormais temps de nous engager non plus uniquement intellectuellement ou politiquement, mais aussi militairement pour soutenir nos valeureux soldats des armées régulières africaines.

A cet effet, l’ONG URGENCES PANAFRICANISTES propose d’envoyer sur le front de guerre ses membres, (du président que je suis aux nombreux militants) , afin que nous constituions le groupe des Volontaires Civils Panafricanistes (VCP), qui une fois formés au maniement d’armes (certains d’entre nous le maîtrisent déjà depuis très longtemps certes) et aux stratégies militaires, pourraient prêter mains fortes aux héroïques soldats sur la ligne de front.

Notre proposition part du principe que certaines armées étrangères ne règlent en rien le problème du terrorisme. Au lieu d’éradiquer le phénomène, elles contribuent (comme en Syrie , en Lybie, ou en Centrafrique auparavant), à pérenniser le problème afin de justifier la longévité de leur présence, dans le but inavoué de faciliter pour leur gouvernement l’accès aux ressources africaines.

Le ver est dans le fruit. Et la meilleure façon d’expurger ce ver, c’est que des volontaires parmi la jeunesse africaine prennent leurs responsabilités.

L’ONG URGENCES PANAFRICANISTES se propose de piloter intégralement ce projet en vous proposant ses membres, mais aussi des volontaires de notre peuple qui voudront prêter mains fortes.

L’heure est à l’Union sacrée.

Nous parlerons de ce qui nous oppose idéologiquement après.

Kemi Seba, Président de L’ONG URGENCES PANAFRICANISTES

“Parce que la lutte est d’abord idéologique”

Par:   Boukman Duty

Partagez sur vos reseaux: